Cours 5
Ensemble de Témoignages
#1
Extrait de l’opuscule
: L’Ile de Salt Spring, Salt Spring Island
Auteur : Rev. Wilson, 1895
"Certains
parmi les premiers colons blancs ont conclu des mariages hors de leur propre race
avec des Indiens, par consequent, est apparue une
certaine petite colonie de Métis."
Photos:
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Mary Ann
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Lucy
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#2
"l'Ile
de Salt Spring"
The British Colonist, 23 Août
1860
Les plus
récentes nouvelles provenant de cet établissement indiquent qu’il progresse
rapidement dans tous les secteurs facteurs de prospérité. Près de soixante dix
colons résident sur l’île. Les cultures ont bel aspect. Le principal sujet d’inquiétude
dans ce secteur est un sentiment d’appréhension à l’idée que les indiens du
Nord puissent commettre quelques déprédations sur le chemin du retour vers
leurs foyers dans le Nord. Mais il y a peu de danger que cela arrive, car une
des canonnières de Sa Majesté va croiser dans les parages et garder l’œil sur
les mouvements furtifs des indigènes.
#3
"Protection
Pour le Bétail"
The
British Colonist, 27 Mars 1867
M.
Maxwell, de l’île de Salt Spring, a fait un récit bien pénible sur la situation
là-bas. Il y a cinq ans il a introduit sur sa ferme cent cinquante têtes de
bétail. Depuis lors, n’ayant vendu que quatorze têtes, il n’en compte aujourd’hui
que le nombre qu’il a importé à l’origine. Les bêtes représentant l’accroissement
du troupeau ayant été systématiquement abattue par les voleurs de bétail
indiens et blancs. M. Greavy, de Plumper’s Pass, a fait un récit similaire devant le tribunal de
police il y a deux jours. Tous les colons sur l’île ont souffert dans une
proportion plus ou moins importante. Le bétail ne bénéficie d’aucune
protection. M. Maxwell déclare que dans le courant de ce mois il a découvert
les restes de cinq de ses meilleurs bœufs et que le petit bétail est tiré en
quantité innombrable et les carcasses emmenées afin d'être vendues ou
consommées. N'y a-t-il aucun remède à ce grand mal ? On peut bien légiférer
pour empêcher l'importation de bétail, mais comment nos fermiers vont-ils
pouvoir satisfaire la demande du marché local si cet abattage illicite de leurs
troupeaux doit continuer ? A ce moment même, on se moque de la Loi sur la côte Est. Les
fermiers qui ont investi leurs biens pour vivre ici sont à la merci de sauvages
en maraude ou de bandits blancs qui… s'amusent à regarnir… au dépens de celui
qui s'est élancé pour « soumettre ces terres sauvages qui s'étendaient là,
incultes, depuis un nombre incalculable de siècles". Ces hommes ont payé
au Gouvernement ces terres sur lesquelles ils se sont installés et devraient et
doivent être protégés des déprédations commises par des bandits qui, pour ainsi
dire, saigne jusque mort s’en suive les districts agricoles. La "Main de
Fer du Gouvernement" devra se faire sentir bientôt, ou bien des choses
terribles vont survenir sur la côte Est. Les Colons ont été patients et se sont
contenus pendant de nombreuses années, mais ils ne peuvent se résigner plus
longtemps à laisser envahir leurs fermes et détruire ou détourner délibérément
leurs biens afin d'entretenir une horde d'individus trop paresseux pour
travailler. Nous sommes des admirateurs de la Loi et de l'Ordre, mais il y a des moments où même
le citoyen le plus respectueux des lois peut être excuser s'il prend lui-même
les choses en main et assigne au fauteur de troubles les punitions que la Loi prescrit, mais dont les
représentants sont trop faibles ou inefficaces pour qu'elle soit respectée.
http://web.uvic.ca/history-robinson/archives/newspapers.html Source: British Colonist,
27 March 1867.
#4
Le fléau Indien à Salt
Spring
Un
correspondant nous écrit depuis l’île de Salt Spring pour faire état de ce que
lui-même et sa famille, alors qu’ils allaient à pied à travers leur ferme il y
a quelques jours de cela, observaient une pirogue se trouvant à courte distance
du rivage et depuis laquelle on tira, à ce moment précis, un coup de fusil, la
balle passant en sifflant à une proximité déplaisante de leurs têtes. En
considération de cet outrage, et des meurtres sanglants qui ont été commis
récemment sur l’île, notre correspondant estime que cette localité doit être
abandonnée, à moins que la Main
de fer du Gouvernement ne s’abatte et que l’on en fasse sentir le poids aux
sauvages. Ces indiens de la côte Est sont à peu près
les pires sur cette île. Ils ont constitué un fléau nocif depuis les tout
premiers établissements jusqu’aux temps présents, et ont détruit plus de blancs
que toutes les tribus de la côte mises ensemble. Sans omette le fléau qu’ont
été les Chilcoatans (sic) à Bute Inlet
en 1864. Ils défièrent les navires de Sa Majesté envoyés contre eux mais ne
reçurent leur punition qu’après s’être obstinément confrontés à la canonnière Forward. Cinq ans et demi depuis que cette punition leur
ait été infligée, leur courage a découvert s’est accouardi et ils ont
maintenant recours aux lâches assassinats pour prendre leur revanche sur des préjudices
imaginaires. C’est une Réserve qu’il faut à ces coquins afin qu’on les garde
sous contrôle.
Source: British
Colonist, 2
Mars 1869
#5
The British Colonist, 13 Mars 1869
...
Si
la Flotte
venait à se retirer, des portions de notre côte seraient rendues inhabitables.
Les Indiens se permettraient de se moquer de n’importe quelle force que le
Gouvernement local pourrait envoyer contre eux et aux confins de nombreux
districts nous aurions des colons désertant leurs fermes et leur bétail pour se
mettre à l’abri dans des communautés plus densément peuplées des déprédations
des Peaux-Rouges. Malgré l’efficace force navale actuellement présente dans
notre station, qui pourrait oublier la série de meurtres choquants et d’outrages
ayant eu lieu récemment sur la côte Est de l’île. Si le nombre de navires de
guerre en poste venait à diminuer, le nombre des outrages deviendrait
proprement effroyable. Nous espérons que l’enquête la plus sévère soit menée
sur le champ quant aux circonstances relatives à la dernière tragédie en date
et que s’il apparaissait que les sauvages ont assassiné les passagers et l’équipage,
une punition en proportion avec leur crime s’abatte sur eux.
Source: British
Colonist, 13 Mars 1869
Newspaper
sources from Ruth
Sandwell's Salt Spring history website: Who Killed William
Robinson?
web.uvic.ca/history-robinson