Sue Mouat

Sue Mouat est arrivée à Salt Spring Island en 1946 pour travailler comme infirmière à l'hôpital Lady Minto. Peu après, elle épousa Ivan Mouat, un homme dont la famille avait immigré à Salt Spring des îles Shetland Islands en 1885.
Sue prit beaucoup de plaisir à écouter les anecdotes du vieux temps que son époux et ses amis racontaient. Elle aurait souhaité que l'un d'entre eux écrive un livre où ces histoires seraient racontées, car selon elle, la littérature de Salt Spring est incomplète.
Beaucoup de gens ont tenté de capturer l'histoire de l'île, à différents degrés. La tentative de Ruth Sandwell a eu du succès. Elle a réussi à enregistrer de nombreuses histoires locales de la bouche de vieux insulaires, et ces histoires furent offertes aux Archives. Charles Kahn est parvenu à disséquer l'information et en faire la synthèse dans un livre.
Sue était membre de la Société historique avant de se joindre aux Archives. Elle commença par rendre visite aux archives provinciales deux fois par semaine dans le cadre d'une recherche pour un livre. Entre autres, elle fouilla et photocopia les registres d'églises pertinents, les registres UNIC, de vieux documents du gouvernement, et la "Sidney Review" ainsi que les journaux du "Cowichan Leader". Elle explora aussi la division des cartes du gouvernement provincial dans le but de dénicher de vieilles cartes de l'île. Elle ramena le tout aux Archives. Elle se considère un peu la "touche-à-tout" des Archives. Elle avait travaillé aux catalogues, et ses lacunes au niveau de l'apprentissage et de l'expertise furent équilibrées par son bon sens.
La partie la plus intéressante de son travail est de trouver la place des pièces difficiles du casse-tête. Elle a récemment fait la rencontre d'un homme dont le grand-père était celui de Blackburn Lake. Il raconta des histoires sur l'île que son grand-père lui avait raconté: un autre point de vue, de l'eau pour le moulin d'histoires déjà connues.
Vers la fin de l'années dernière, le "Beaver" publia des images d'une danseuse. L'article couvrait les divertissements à Montréal, dont une boîte de nuit pendant la Deuxième Guerre. Le numéro suivant figurait un communiqué mentionnant que la dame en question, une octogénaire, avait épousé Bill Whims, qui avait quitté l'île, et qu'elle était encore de ce monde. On avait plus ou moins perdu contact avec Bill mais Sue obtint le numéro de téléphone de la dame en question. Elles eurent une conversation qui couvrait plusieurs décennies. Ce genre de résultats rend le travail agréable.