Mary Davidson

Les racines insulaires de Mary Davidson remontent à 1881, quand son grand-père, Alexander McLennan, accepta, sur l'invitation d'Henry Ruckle, d'établir une ferme à Beaver Point. La ferme McLennan juxtapose aujourd'hui Ruckle Park. Huit enfants y ont vu le jour, et tous ont fréquenté l'école de Beaver Point. Le père de Mary, lui-même, a grandi ici; il a même épousé une institutrice de l'école en question, Dorothy Dewar, de Victoria.
Mary est née à Vancouver, mais elle s'est installée à la ferme pendant la Grande Dépression, quand ses parents ont dû y revenir pour aider la grand-mère, après le décès du grand-père.

En 1936, la famille s'établit à Duncan. La ferme de Salt Spring fut louée, puis vendue en 1944. Mary continua de fréquenter l'île, mais elle ne revint s'y installer que plus tard, quand elle prit sa retraite d'institutrice et bibliothécaire à Delta.
Généalogiste et historienne, Mary est fascinée par l'étude de sa propre famille et par l'histoire de l'île. Elle a bientôt adhéré à la Société historique. L'île ne disposait pas d'archives quand Mary est revenue, et la Société historique ne disposait d'aucun endroit où placer les documents qu'elle recevait.
C'est presque sur un coup de tête que Mary (alors chaire de la Société historique) et son amie, Peggy Tolson ont appliqué pour une subvention pour fonder les archives. Quelle ne fut donc pas la surprise, quand la Société reçut l'argent pour monter le projet? Depuis, on ne se pose plus de questions. Forte de son expérience d'institutrice-bibliothécaire, Mary a donc organisé les Archives par sujet, puis elle s'est mise à travailler sur l'histoire de l'île.
En tant que Directrice de la Société historique et de gérante des Archives, Mary prend part à tous les travaux touchant à la sauvegarde de l'histoire de Salt Spring pour les générations à venir. Elle reçoit des questions et des commentaires de partout, des USA à l'Australie en passant par l'Angleterre. Et nombreux sont ceux qui fouillent leurs racines de Salt Spring. Il n'est pas rare, par exemple, de recevoir une requête de descendants de la communauté des Noirs, et presque tout le monde qui a recours aux Archives dans le cadre d'une recherche offre en échange une copie de leurs travaux. Pour Mary, les Archives font partie des services, et rien ne lui fait plus plaisir que d'appuyer ceux qui travaillent à la recherche, ou qui participent à l'aménagement de l'histoire de la communauté.